Fédération de la Somme du Parti Socialiste

Création de la commission d’enquête sur Goodyear

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Création de la commission d’enquête sur Goodyear

 

Au terme de cinq ans de conflit, le groupe Goodyear France n’a toujours pas eu raison de la volonté des salariés du site d’Amiens-Nord de préserver leur outil de travail et leurs emplois.

La dialectique mise en œuvre est sempiternellement la même : les coûts de production sont trop élevés car les salariés coûtent trop cher. Derrière cette rhétorique qui se voudrait culpabilisatrice, se cache la seule logique du profit à court terme.

Il est curieux de constater à quel point certains groupes industriels, toujours prompts à consommer des aides de l’État, se désolent en justifiant leur soif de restructuration alors que leurs bilans financiers s’affichent au beau fixe.

Goodyear ne fait pas exception puisse qu’il a confirmé sa prévision d’un bénéfice d’exploitation pour l’ensemble l’année 2012 compris entre 1,4 et 1,5 milliard de dollars.

Sur le site Internet créé à l’occasion de cette affaire, l’entreprise livre régulièrement sa propre vision des faits et verse des larmes de crocodile. Comment oser dire qu’une usine est déficitaire alors que l’on a réduit le volume de sa production, mettant ainsi les salariés au chômage technique ?

Comment prétendre que l’on négocie avec les syndicats lorsque la seule perspective visée est la délocalisation spéculative en Europe ou mieux, au Brésil, où sont d’ores et déjà fabriqués les produits destinés à se substituer aux productions du site que l’on ne souhaite que fermer ?

N’est-ce pas assez digne d’un mauvais Tartuffe que de prétendre discuter le rachat du site par un groupe avec lequel on s’est entendu en sous-main alors que les premiers produits fabriqués au Brésil sont déjà stockés dans les locaux mêmes du site d’Amiens-Nord ?

Tous les plans « sociaux » avancés par Goodyear France ont été, sur l’initiative des salariés du site qui les ont saisis, dénoncés par les tribunaux.

Au terme de cinq années de lutte, les mêmes salariés se sont vu refuser leur proposition de création d’une société coopérative et participative, seule susceptible de sauver les emplois menacés.

La constitution d’une commission d’enquête parlementaire n’est donc pas de trop pour démêler l’écheveau des faux semblants et déterminer quelles sont les réelles intentions de l’industriel dans cette affaire.

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